Après la mort de George Floyd, Minneapolis brûle sous la colère
Quatre jours après le décès de l'Afro-Américain, asphyxié par plaquage ventral lors d'une arrestation, la colère des manifestants contre la police ne décroît pas dans le Minnesota.
by Isabelle Hanne«Ce soir, tout est gratuit : servez-vous !» lance Mambo, un étudiant de Minneapolis, en observant la scène. Un parking d’un centre commercial du nord-est de la ville, en fin de journée jeudi ; les portes d’un supermarché forcées ; des détritus qui s’amoncellent, un ballet de voitures, des coffres qui claquent. Les bris de verre crissent sous les roues des caddies, remplis par des jeunes qui pillent le commerce tranquillement. Sur le parking, la police reste discrète. Seuls le bourdonnement des hélicoptères et l’odeur âcre des grenades lacrymogènes tirées depuis les toits pour disperser les pillards indiquent sa présence. «Contre la violence policière, les manifestations pacifiques ne suffisent pas, reprend Mambo. L’argent qu’ils vont devoir dépenser pour réparer tout ça, c’est ça qui va leur faire du mal. C’est ça qui va attirer leur attention : l’argent perdu. Ça aide de voir que tout le monde est là, Noirs comme Blancs.» Sur un mur, un tag réalisé à la va-vite assène que «la marchand
Libération réserve cet article à ses abonnés
Pour poursuivre votre lecture, abonnez-vous
1€ le 1er mois
sans engagement
Offre 100% numérique
Vous avez déjà un compte abonné?
- Tous nos articles en illimité
- Le journal en version numérique le jour de sa parution
- Nos newsletters exclusives
- RaJeux, notre appli de jeux