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Des ouvriers de Boeing portent un masque dans l'usine de production du 737 MAX à Renton, dans l'État de Washington, le 21 avril 2020. © Jason Redmond, Reuters

Boeing reprend la production du 737 MAX, pénalisé par deux accidents meurtriers

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Le 737 MAX est de retour. Boeing a annoncé, mercredi 27 mai, avoir repris la production de cet avion, central à sa survie, cloué au sol depuis plus d'un an, après deux accidents rapprochés ayant fait 346 morts.

"Le programme 737 a recommencé à assembler des appareils à un rythme faible, tout en mettant en place plus d'une dizaine d'initiatives destinées à améliorer la sécurité de l'environnement de travail et la qualité des produits", a indiqué mercredi le géant de Seattle.

Sa remise en service n'est toutefois pas imminente car Boeing doit encore obtenir le feu vert des autorités de l'aviation civile sur les modifications effectuées, notamment sur le logiciel anti-décrochage MCAS mis en cause dans les deux accidents.

Un vol test supervisé par les régulateurs est en effet nécessaire. Des sources règlementaires ont indiqué la semaine dernière à l'AFP que cet essai en vol n'aurait pas lieu avant juin, ce qui est de nature à bousculer le calendrier de Boeing, qui espère un retour dans le ciel du 737 MAX "mi-2020".

Suppressions d'emplois

Le groupe avait suspendu la production du 737 MAX en janvier, pour tenter d'aplanir de fortes tensions entre son ancien PDG, Dennis Muilenburg, et les autorités de l'aviation civile et les compagnies aériennes clientes.

Cet avion représente plus de deux tiers du carnet de commandes et est central dans la survie à moyen terme du constructeur aéronautique qui, comme l'ensemble du transport aérien, souffre de la crise sanitaire.

Outre la remise en service, des incertitudes planent encore sur la reprise des livraisons du 737 MAX, suspendues depuis un an. En attendant, Boeing a commencé à détailler mercredi la suppression de 16 000 emplois, soit 10 % de ses effectifs via des départs volontaires et des licenciements secs, annoncée en avril pour faire des économies.

Avec AFP