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La population algérienne est cloîtrée et soumise à un couvre-feu.
Photo Sofiane Bakouri. Hans Lucas

Algérie : confiné, le Hirak tisse sa Toile

Empêchés de manifester depuis la mise en place des mesures sanitaires contre le Covid-19, les militants réinventent le mouvement populaire sur les réseaux sociaux. Et font face à une recrudescence des arrestations arbitraires.

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«On se sent étouffés par ce qui se passe, des jeunes se retrouvent en prison pour une publication Facebook. On sent l’expression de la peur», confie Riadh Touat. Fondateur en 2017 du site Wesh Derna ? - un média citoyen qui se veut un porte-voix de la jeunesse algérienne «positive» mais aussi un relais du mouvement populaire -, l’homme s’inquiète du durcissement de la répression en Algérie. Notamment sur les réseaux sociaux, devenus le principal canal d’expression d’un Hirak suspendu par l’épidémie de coronavirus. Instaurées le 19 mars, les mesures sanitaires ont en effet brusquement mis un terme aux manifestations hebdomadaires du vendredi, qui rythmaient le pays depuis plus d’un an.

Cette pause forcée du Hirak a renforcé le rôle d’Internet comme lieu privilégié des citoyens algériens désireux d’échanger sur la société qu’ils imaginent. Et que certains surnomment «l’Algérie nouvelle». Mais le confinement a également vu augmenter les interpellations de militants locaux et d’internautes

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