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Davantage d'élèves vont-ils reprendre le chemin de l'école ? "Je fais tout pour éliminer le dernier obstacle"

Enseignement

Belga

Publié le 27-05-2020 à 17h39 - Mis à jour le 27-05-2020 à 17h43

Le ministre flamand de l'Enseignement Ben Weyts (N-VA) a rejeté mercredi les critiques de cavalier seul en matière de réouverture d'années d'enseignement supplémentaires dans les écoles flamandes, sans concertation avec ses homologues des autres Communautés ou du Conseil national de sécurité. M. Weyts avait annoncé à la fin de la semaine dernière la réouverture d'années supplémentaires, dont les maternelles, dès le 2 juin, alors que la prochaine réunion du CNS n'est théoriquement prévue que ce 3 juin.

Interrogé mercredi en plénière du parlement flamand sur son attitude, M. Weyts a indiqué qu'il avait pris cette position après une concertation avec une quarantaine de représentants du monde scolaire flamand la semaine passée ainsi qu'un avis positif du GEES, le groupe d'experts chargé de la stratégie de déconfinement.

Selon lui, attendre le 3 ou le 8 juin pour cette annonce n'aurait aucun sens.

"Il faut laisser un temps suffisant aux écoles pour se préparer. Si l'on avait attendu après le 3 ou le 8 juin, on n'aurait pu redémarrer qu'à la mi-juin, ce qui n'aurait aucun sens", a plaidé le ministre nationaliste.

De plus, la Flandre est, selon lui, parfaitement compétente pour décider seule de l'élargissement de la reprise scolaire à d'autres années scolaires. Attendre un feu vert du CNS n'est donc pas formellement nécessaire.

M. Weyts appuie son argumentation sur un arrêté ministériel publié après un précédent CNS. "Sommes-nous compétents? Oui! Qui l'a décidé? Le CNS! ", a lancé M. Weyts.

Celui-ci a par ailleurs confirmé que des discussions étaient toujours en cours avec les experts sur un assouplissement des règles de distanciation dans les écoles. La recommandation d'assurer une superficie en classe d'au moins 4 m2 par élève constitue un "obstacle" organisationnel pour beaucoup d'écoles, a-t-il jugé.

"Je fais tout pour éliminer ce dernier obstacle", a conclu M. Weyts.