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La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris (AFP/Archives/ERIC PIERMONT)

La Bourse de Paris décidée à croire à la reprise économique

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La Boursede Paris a fini en nette hausse (+1,79%) mercredi, pour la troisième séance d'affilée, se montrant décidée à croire en une reprise économique, surtout après l'annonce d'un plan européen de 750 milliards d'euros.

L'indice CAC 40 a engrangé 82,50 points à 4.688,74 points. La veille, il avait fini sur une hausse de 1,46%. Il totalise une progression de 5,4% depuis lundi.

La cote parisienne a ralenti un peu le pas dans le sillage des marchés américains fragilisés par les relations toujours houleuses entre la Chine et les États-Unis.

"Les indices européens ont enchaîné les bonnes séances depuis lundi. Globalement il y a de l'optimisme autour des infections en baisse malgré les processus de déconfinement et le spectre d'une deuxième vague s'éloigne un peu", a estimé auprès de l'AFP Andrea Tuéni, un analyste de Saxo Banque.

"L'afflux de liquidités assuré par les banques centrales y est pour beaucoup", a-t-il complété, "tout comme le plan de relance européen de 750 milliards d'euros qui est un important facteur de soutien".

Avec un fonds de relance de 750 milliards d'euros pour soutenir l'économie européenne mise à mal par le coronavirus, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a dévoilé mercredi un plan d'aide exceptionnel, et appelé les 27 à "mettre de côté les vieux préjugés" pour la soutenir.

"C'est pour cela que les tensions géopolitiques entre les deux premières économies mondiales sont ignorées depuis lundi en Europe, mais la situation reste compliquée", a souligné M. Tuéni.

Les places européennes "n'ont d'ailleurs pas été complètement insensibles au recul du secteur technologique américain", a nuancé l'expert.

Donald Trump a en effet promis mardi d'annoncer d'ici à la fin de la semaine sa riposte au projet de loi controversé que la Chine veut imposer à Hong Kong, prévenant qu'il risquait de faire perdre au territoire son statut de place financière internationale.

Du côté des indicateurs, le climat des affaires en France s'est légèrement amélioré en mai.

Mais même si, depuis le début du déconfinement, l'activité est repartie dans l'Hexagone, le produit intérieur brut (PIB) devrait quand même chuter "d'environ 20%" au deuxième trimestre, selon l'INSEE.

- Renault décolle -

Renault s'est installé largement en tête du CAC 40 (+17,47% à 22,50 euros), propulsé par le dévoilement d'une nouvelle stratégie par l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi Motors après l'annonce d'un plan de soutien gouvernemental au secteur automobile.

Peugeot a pris 4,91% à 13,58 euros.

Le retour de l'optimisme a aidé aussi les banques à rebondir. Société Générale a progressé de 6,56% à 14,30 euros, BNP Paribas de 8,82% à 33,74 euros et Crédit Agricole de 5,30% à 7,99 euros.

Le secteur technologique a en revanche souffert dans le sillage des ses homologues américains. STMicroelectronics a notamment perdu 5,06% à 21,76 euros et Worldline 5,42% à 62,88 euros.

La santé, qui a bien résisté pendant la crise, a fait l'objet de prises de bénéfices, en particulier les deux groupes qui affichent les meilleurs performances annuelles, à savoir bioMerieux (-14,36% à 115,70 euros) et Sartorius Stedim Biotech (-8,15% à 227,80 euros). Depuis début janvier, leurs hausses sont respectivement de 46% et 54%.

© 2020 AFP