Un nouveau diplôme universitaire sur l'intelligence artificielle appliquée à la santé

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Un nouveau diplôme universitaire sur l'intelligence artificielle appliquée à la santé

A la rentrée prochaine, l’Université de Bourgogne lancera un nouveau diplôme universitaire "intelligence artificielle santé". Jusqu’à présent, l’université Paris-Descartes était la seule en France à proposer un enseignement associant ces deux univers. Intéressé de longue date par le sujet, Patrick Callier, responsable du laboratoire de génétique chromosomique et moléculaire du CHU Dijon Bourgogne, avait déjà intégré le docteur Davide Callegarin à son équipe au poste d’assistant au laboratoire de génétique chromosomique et moléculaire.

Le jeune médecin au profil atypique a débuté par une formation d’ingénieur en informatique avant de poursuivre ses études dans la santé. "Depuis son arrivée, nous avons été sollicités pour différents projets et nous sommes devenus plus efficaces sur les tâches répétitives et le traitement des données" précise le Professeur Callier. Les deux hommes ont donc cherché à faire bénéficier d’autres professionnels de l’intelligence artificielle appliquée à la santé. "Le diplôme universitaire vise à démystifier l’IA pour que mes confrères se l’accaparent mais aussi que des ingénieurs puissent imaginer des projets pour le domaine de la santé."

L’IA essentiel à l’hôpital

La formation, pilotée par l’unité mixte de développement professionnel continu en santé (UMDPCS),  le département du service commun de formation continue et par alternance de l’université de Bourgogne (SEFCA), a été conçue en partenariat avec plusieurs organismes : CESI École d’ingénieurs, le CHU Dijon Bourgogne, le Centre Hospitalier Georges-François Leclerc et le Pôle BFCare qui fédère les industries des produits et services de santé de la région Bourgogne-Franche-Comté. Les inscriptions désormais ouvertes s’adressent à la fois aux professionnels de santé, aux enseignants-chercheurs des Sciences de santé mais aussi aux cadres et ingénieurs des industries du numérique et de la santé, ainsi qu’aux étudiants doctorants et post-doctorants de ces spécialités.

"L’objectif est qu’un professionnel de santé ou une entreprise qui a un projet de santé autour de l’IA puisse savoir comment le réaliser, comment utiliser ses datas et à qui s’adresser pour que l’idée devienne réalité." Pour le Professeur Callier, l’intelligence artificielle doit s’intégrer à l’hôpital de demain tant dans les parcours de soin que dans les traitements. "Grâce à l’IA on peut réduire les files d’attente aux urgences, sélectionner une médication selon la pathologie ou encore réaliser des opérations avec de la robotique, le tout sous le contrôle du médecin."

Un diplôme universitaire complet

Pour préparer son diplôme universitaire, le professeur Callier s’est rendu à l’école de l’intelligence artificielle en santé de Montréal. Il en a ramené les bases de sa réflexion pour le nouveau diplôme universitaire. Pendant 80 heures, autour de six modules, les 20 apprenants se frotteront aux enjeux et freins de l’IA et pourront mieux appréhender les applications majeures ainsi que tous les aspects organisationnels, réglementaires, économiques et éthiques du secteur. En présentiel ou en distanciel selon l’évolution de la crise sanitaire, des experts locaux et internationaux traiteront de l’analyse de données médicales, l’imagerie médicale, le développement de médicaments, la robotisation ou encore le parcours ville-hôpital.