Après le signalement par Twitter, Donald Trump menace de « fermer » les réseaux sociaux

Ils censurent selon lui totalement les voix conservatrices. La veille, Twitter avait précisé pour la première fois sous l’un de ses tweets que ses propos sur le vote à distance pouvaient être « trompeurs ».

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Donald Trump, le 21 mai 2020 à Washington. -MANDEL NGAN / AFP

Le président américain est énervé. Donald Trump a menacé ce 27 mai de « réglementer » ou de « fermer » des réseaux sociaux après le signalement la veille par Twitter de deux messages du président américain comme « trompeurs » et véhiculant des informations non vérifiées.

« Les républicains ont le sentiment que les plates-formes de réseaux sociaux censurent totalement les voix conservatrices. Nous allons les réglementer sévèrement, ou les fermer, pour ne pas permettre qu'une telle chose se produise », a tweeté Donald Trump.

Ses propos sur le vote à distance maintenus

Souvent accusé de laxisme dans son traitement des propos tenus par des dirigeants, Twitter a signalé pour la première fois le 26 mai des messages de Donald Trump, en ajoutant la mention : « Vérifiez les faits ». Il s'agissait notamment d'un tweet du milliardaire affirmant que le vote par correspondance était nécessairement « frauduleux ».

Revenant à l'attaque sur le sujet le président a écrit mercredi matin : « Nous ne pouvons pas laisser le vote par correspondance s'enraciner dans notre pays. Cela représenterait un blanc-seing pour la fraude, la contrefaçon et le vol des votes. Celui qui frauderait le mieux pourrait gagner. De même, pour les réseaux sociaux. Reprenez-vous, MAINTENANT !!!! », a ajouté le président dans une série de tweets matinaux.

Accusation d'interférence sur la campagne présidentielle

Le président a aussi accusé le réseau social d'avoir interféré dans la campagne présidentielle de 2016. « Nous avons vu ce qu'ils ont essayé de faire, et qui a été un échec, en 2016. Nous ne pouvons pas laisser qu'une version plus sophistiquée de ça se produise encore une fois », a-t-il poursuivi.

La désinformation est considérée comme particulièrement cruciale par Facebook et les autres plates-formes depuis les tentatives de manipulation de l'élection présidentielle américaine et du référendum sur le Brexit, en 2016.