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Crédits : SKopp / Wikipedia

Une étude confirme les risques liés à Alzheimer en cas d’excès d’aluminium

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Il y a quelques années, un chercheur britannique estimait qu’il fallait limiter l’exposition des personnes à l’aluminium. Dans une nouvelle étude, ce même chercheur apporte de nouvelles preuves sur le fait que l’aluminium favoriserait le développement de la maladie d’Alzheimer.

Une seconde étude pour confirmer une première hypothèse

Rappelons tout d’abord que l’aluminium est un matériau naturellement présent dans le sol, représentant environ 8,8 % de la croûte terrestre. Ainsi, il est normal que nous le retrouvions dans l’alimentation mais également dans l’eau. L’industrie agro-alimentaire l’utilise beaucoup (conservation, colorants, additifs), et notamment dans la fabrication d’emballages et d’ustensiles de cuisine. En cosmétologie, on le retrouve, entre autres, dans des produits tels que les colorants capillaires et les déodorants.

Christopher Exley est chimiste et professeur à l’Université de Keele (Royaume-Uni). L’intéressé avait publié une étude en 2014 dans laquelle il préconisait une limitation de l’exposition des personnes à l’aluminium. Selon lui, des dépôts d’aluminium dans le cerveau favoriseraient l’apparition de la maladie d’Alzheimer. Visiblement très concerné par le sujet, le chercheur a publié une nouvelle étude dans le Journal of Alzheimer’s Disease le 13 janvier 2020.

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Crédits : Sari Montag / Flickr

L’aluminium favoriserait l’apparition de la maladie d’Alzheimer

Dans cette nouvelle étude, le Dr Exley et son équipe ont démontré un taux important d’aluminium dans le cerveau de patients atteints de démence. Toutefois, la nouveauté par rapport à la première étude est la mise en évidence d’une co-localisation avec la protéine bêta-amyloïde. Or, cette co-localisation favoriserait l’apparition de la maladie d’Alzheimer. Les chercheurs ont mesuré la quantité d’aluminium dans le tissu cérébral de donneurs vivant en Colombie. Ceux-ci étaient atteints de la maladie d’Alzheimer familiale, c’est-à-dire qu’ils partageaient une mutation spécifique. Or, cette mutation engendre un niveau élevé de bêta-amyloïde mais également un début précoce de la maladie.

Selon les résultats, 42 % des tissus ont été considérés comme pathologiquement significatifs. Par ailleurs, la microscopie à fluorescence a permis d’observer que l’aluminium et la protéine bêta-amyloïde se concentraient dans les plaques séniles et parfois dans le système vasculaire cérébral. De plus, les résultats ont été comparés avec ceux d’un groupe témoin de patients n’ayant pas de maladie neurologique.

Enfin, le Dr Exley est formel : en l’absence d’aluminium, pas de maladie d’Alzheimer. Par ailleurs, si le corps élimine naturellement l’excédent d’aluminium, ce matériau reste tout de même dans le cerveau, les os, les nerfs mais également le foie et les muscles. Rappelons que l’aluminium s’accumule jusqu’à un seuil de toxicité insupportable pour les neurones, causant des maladies dégénérative comme Alzheimer.