Après deux mois de confinement, Grenoble opte pour le réensauvagement des espaces verts

Après deux mois de confinement, la mairie de Grenoble a décidé de changer sa façon de gérer les espaces verts pour laisser à la nature davantage de liberté.

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À Grenoble, le confinement aura eu un impact inattendu sur les parcs et jardins. Pendant deux mois, les espaces verts de la ville ont vu passer très peu de visiteurs et l’entretien a été réduit au strict minimum. Résultat, la nature a repris ses droits et la mairie n’entend pas changer cela sous prétexte de déconfinement.

Lucille Lheureux, l’adjointe au maire en charge des espaces publics rencontrée par nos confrères de France Bleu Isère se réjouit : « C’est une opportunité qu’on n’avait jamais eue. L’opportunité d’avoir tout un printemps avec très peu d’interventions de l’Homme. »

L’idée derrière cette nouvelle gestion des parcs, c’est d’offrir davantage d’espaces sauvages où la biodiversité pourra s’épanouir en toute sérénité. Il s’agira de trouver le juste équilibre pour ne plus contraindre la nature comme dans le passé, tout en montrant aux usagers que réensauvagement ne rime pas avec terrain vague laissé à l’abandon.

« On va laisser plus d’espaces ensauvagés, des prairies notamment », explique l’adjointe avant d’ajouter que le choix des espèces plantées variera également : « moins de plantes ornementales et un peu plus de plantes vivaces qui vont persister pendant l’hiver et refleurir au printemps. »

Dans les mois et années à venir, les 170 agents du service des espaces publics devront apprendre à travailler différemment. « Ce sera beaucoup plus subtil comme intervention, mais aussi beaucoup plus délicat, explique Lucille Lheureux. Par exemple ménager un passage, s’assurer que la haie n’empiète pas sur la piste cyclable tout en préservant la zone de nidification; offrir un grand terrain de foot, mais préserver ces petits insectes dans la prairie qui la jouxte. »

Une nouveauté qui pourrait, on l’espère, faire des émules !