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Air Canada avec moins de MAX, Air New Zealand sans 777

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La compagnie aérienne Air Canada a annulé 11 des 37 Boeing 737 MAX encore attendus, et s’intéresse à l’Airbus A321LR. De son côté Air New Zealand va clouer au sol ses quatorze 777 jusqu’à la fin de l’année, et reporter les livraisons de sept A321neo

Sans rapport avec la pandémie de Covid-19 selon le directeur financier de la compagnie nationale canadienne Michael Rousseau interrogé par Forbes, l’annulation de la commande de onze 737 MAX 9 a été faite en mars dernier, afin de donner à Air Canada « de la flexibilité pour commander d’autres avions auxquels nous pourrions nous intéresser vers le milieu de la décennie », justement quand les avions annulés devaient rejoindre sa flotte. Le dirigeant a en revanche souligné qu’Air Canada « aime toujours » les MAX 8, dont 24 des 50 exemplaires commandés fermes avaient été livrés (douze autres auraient déjà été assemblés) avant l’immobilisation au sol en mars 2019 de tous les monocouloirs remotorisés de Boeing, suite à deux accidents ayant fait 346 victimes chez Lion Air puis Ethiopian Airlines

Michael Rousseau n’a pas précisé si et comment les MAX 9 seraient remplacés, Air Canada ayant annoncé début mai une accélération du retrait de la flotte de 79 avions – les 767, A319 et Embraer 190 (ces derniers étant retirés du service immédiatement). Mais il s’est dit intéressé par l’A321LR qui « surpasse de plus en plus le 737 MAX 9 en termes de charge utile et d’autonomie. Nous verrons comment le marché évolue ». La compagnie de Star Alliance opère quinze A321 (plus 14 autres chez Rouge, 37 A320 et 38 A319), « de bons avions économiques pour nous », mais avait en décembre 2013 décidé d’abandonner Airbus pour Boeing pour remplacer ses monocouloirs vieillissants – et n’avait donc jamais commandé de neo.

Rappelons qu’Air Canada a annoncé vouloir réduire ses effectifs de 60% sur les quelque 38.000 employés, en raison de l’effondrement de son activité consécutif à la pandémie du coronavirus.

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©Air Canada

A l’aéroport d’Auckland chez Air New Zealand, qui a réduit de 90% ses capacités en raison de la crise sanitaire, la flotte va être « amputée » au moins jusqu’à la fin de l’année de tous ses Triple Sept : les sept 777-300ER et huit 777-200ER ne revoleront pas avant l’année prochaine au mieux, le long-courrier étant opéré en 787-9 Dreamliner (14 en service en attendant l’arrivée de huit 787-10). Lors de la présentation mardi de ses résultats, elle a d’autre part précisé vouloir reporter les livraisons de sept A321neo attendus entre janvier 2022 et avril 2024 ; sept sont déjà entrés en service, mais ils sont tous cloués au sol du fait de la pandémie.

A l’instar de sa partenaire canadienne de Star Alliance, la compagnie nationale de Nouvelle Zélande a annoncé une réduction d’environ 30% de ses effectifs soit 4000 employés, dont 300 pilotes, entre autres mesures lui permettant de réduire ses coûts de plus de moitié. Selon le directeur financier Jeff McDowall, ANZ se prépare à un scénario selon lequel « nous serons encore dans deux ans 30% plus petite qu’avant la crise ». Et vu l’incertitude régnant sur les levées de restrictions aux voyages, la compagnie ne fournit aucune prévision sur ses revenus annuels – si ce n’est qu’elle subira une perte importante. On notera qu’elle n’a pas encore eu recours aux prêts garantis par l’Etat.

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©Biponacci

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