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Le chancelier de la Confédération Walter Thurnherr: "La crise liée au coronavirus a mis en évidence un potentiel d'amélioration au sein de l'administration". (archives).© KEYSTONE / ANTHONY ANEX

Gestion de la crise du Coronavirus: le chancelier de la Confédération tire de premiers enseignements

Le chancelier de la Confédération Walter Thurnherr, qui est également le chef de l’état-major du Conseil fédéral, a fait part ce mercredi de son analyse concernant la gestion de la crise du Covid-19 par le gouvernement.

La crise liée au Coronavirus a mis en évidence un potentiel d’amélioration au sein de l’administration fédérale, selon le chancelier de la Confédération Walter Thurnherr. L’achat des médicaments par exemple devrait être passé sous la loupe.

Un regard critique devrait également être posé sur la planification des mesures et les plans contre la pandémie. «Il faut aussi se poser la question si la loi sur les épidémies doit être modifiée», déclare mercredi Walter Thurnherr, qui est également le chef de l’état-major du Conseil fédéral, dans une interview au Blick.

Un certain degré d’improvisation est inévitable dans chaque crise, affirme cependant ce représentant du PDC âgé de 56 ans. Il s’agit d’un processus et personne ne sait si chaque décision est juste à 100%.

Le physicien de formation loue le processus de décision au sein du gouvernement. «Dans un système collégial, les erreurs sont aussi possibles, mais j’affirme qu’elles y sont de manière générale moins probables». Lorsqu’une seule personne décide lors d’une crise, c’est naturellement plus rapide, mais «le risque est que l’on peut aussi faire complètement fausse route».

24 heures sur 24

L’avantage du système suisse est que les problèmes doivent être analysés avec soin sous plusieurs perspectives différentes. «Vu la pression du temps, cela n’était toutefois presque pas possible. Nous avons dû rédiger et vérifier, parfois dans un délai très court, quelque 170 dossiers liés au coronavirus, dont certains étaient très volumineux et portaient sur des milliards de francs».

«Nous avons pris en charge les dossiers jusqu’à minuit, les avons examinés et traduits, les états-majors de chaque département et la Chancellerie ont vérifié les requêtes, rédigé des co-rapports et prises de position. Et à 9 heures le matin suivant, la décision était prise», dévoile le chancelier.

En temps normal, il n’y a qu’une séance du Conseil fédéral par semaine. Mais «en mars, nous avons eu jusqu’à cinq séances en huit jours», souligne Walter Thurnherr. Certains secteurs de l’administration ont dû travailler 24 heures sur 24, sept jours sur sept.