https://medias.liberation.fr/photo/1315525-000_1sc3l7.jpg?modified_at=1590555531&width=960
Un homme scrute le compte Twitter du président américain Donald Trump le 26 mai 2020, à Los Angeles.
AFP

Twitter signale des messages de Trump... qui accuse la plateforme d'«interférer» dans la présidentielle

«Twitter étouffe la LIBERTE D’EXPRESSION», a vivement réagi mardi le locataire de Maison-Blanche.

by

Twitter a signalé pour la première fois mardi des messages de Donald Trump comme «trompeurs» mais était dans le même temps violemment attaqué pour avoir laissé le président américain accuser, sans l’ombre d’une preuve, un ancien élu d’avoir assassiné une assistante parlementaire.

Le réseau social, souvent accusé de laxisme dans son traitement des propos tenus par des dirigeants, a ajouté mardi une mention «vérifiez les faits» à deux tweets du milliardaire républicain qui affirmait que le vote par correspondance était nécessairement «frauduleux».

«Twitter interfère avec l’élection présidentielle de 2020. Ils disent que ma déclaration sur le vote postal est incorrecte, en se basant sur des vérifications des faits par Fake News CNN et le Amazon Washington Post» a réagi le président, qui est suivi par 80 millions de personnes sur son réseau social de prédilection. «Twitter étouffe la LIBERTE D’EXPRESSION», a-t-il ajouté.

Nouvelles règles contre la désinformation

Il y a deux semaines, Twitter a renforcé ses règles pour lutter contre la désinformation sur la pandémie. C’est la première fois que ces règles sont appliquées au président américain. «Ces tweets contiennent des informations potentiellement trompeuses sur le processus de vote et ont été signalés pour fournir du contexte additionnel sur le vote par correspondance», a justifié un porte-parole de la plateforme interrogé par l’AFP.

Mais Twitter n’a pas agi contre d’autres messages au vitriol de Donald Trump publiés mardi matin, dans lesquels il relaie une théorie du complot infamante. Le président s’attaque en effet régulièrement au présentateur de la chaîne câblée MSNBC Joe Scarborough, ancien homme politique qui fut son ami avant de le critiquer ouvertement à l’antenne. Plusieurs sites et blogs ont entretenu l’idée selon laquelle Mr Scarborough, alors élu républicain, aurait assassiné son assistante parlementaire Lori Klausutis en 2011, sans aucun élément tangible à l’appui.