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Bayal Sall : « J’aurais tant aimé finir chez moi, ici à Saint-Etienne »

De ses 242 matches sous le maillot Vert, l’international sénégalais garde en mémoire la personnalité marquante de Loïc Perrin et ses luttes épiques avec Zlatan Ibrahimovic.

Le coéquipier le plus attachant ?

Loïc Perrin. Un bon mec. Une belle personne. Honnête, humble, droit, toujours serein. En dix ans à ses côtés, je ne l’ai jamais vu se fâcher. Lors des causeries d’avant-match, il savait trouver les mots justes, nous motiver. Il sait également être généreux. Lorsque je souhaite faire plaisir à des amis au Sénégal, il répond toujours présent. Je le considère comme un frère.

Le plus chambreur ?

Romain Hamouma. Lui aussi, je l’adore ! Comme le petit Ismaël Diomandé, d’ailleurs. Ces trois-là, ils n’ont pas la mémoire courte et nous sommes toujours restés en contact. Romain, j’étais un peu son souffre-douleur, sa cible préférée. Mais sans méchanceté bien évidemment. Je disais toujours au président en plaisantant : « Romain, il me fatigue ! ». Le jour où nous avons gagné au Parc (1-2), il voulait que je monte dans la soute…

Le joueur le plus talentueux ?

J’en citerais deux. Pascal Feindouno et Allan Saint-Maximin. « Féfé », je l’avais surnommé « le Zidane africain ». Le talent à l’état pur. Combien de fois, il nous a soulagés ! Il avait des yeux derrière la nuque. Allan est également un dribbleur hors-pair. Tous les deux, ils voyaient plus vite que tout le monde.

La plus grosse fête ?

Forcément après la victoire en Coupe de la Ligue (1-0 en 2013 face à Rennes). Nos supporters attendaient ça depuis 33 ans. On était généreux dans l’effort, compacts et nous avions un super quatuor offensif. On tirait tous dans le même sens. Tu ne t’intéressais pas au montant du transfert de tes coéquipiers. Quand nous sommes arrivés à l’aérodrome à Sainté, c’était de la folie. Magnifique, génial, inoubliable. Et le lendemain, le défilé dans les rues. Un truc de fous. Moi qui ai le sang vert, j’étais fier de ce que nous avions réalisé.

Votre plus grand regret ?

J’aurais tant aimé finir chez moi, ici à Sainté. Après avoir mis, l’an dernier, ma carrière entre parenthèses afin de rester auprès de mon père malade, et depuis décédé, j’aurais souhaité signer un an. Bien sûr, j’avais des kilos superflus. Mais j’étais super motivé et prêt à tout donner pour bousculer la hiérarchie.

Le jour où vous avez muselé le grand Ibrahimovic en personne ?

J’étais le 4eme défenseur central dans la hiérarchie. Mais avec Thierry Cotte, le préparateur physique, j’ai bossé comme un dingue. Le doc et le kiné m’ont également donné beaucoup de courage. Sur ce match, je jouais à quitte ou double. Il me fallait montrer que j’étais encore là et bien là. Pour ma première titularisation de la saison, je me suis lancé un défi que j’ai relevé. Au final, c’est Zlatan qui a disjoncté et pris un rouge.

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