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AFP

Le débat reprend sur la marche à suivre pour les travaux parlementaires

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Le premier ministre Justin Trudeau s’est engagé, lundi, à poursuivre des négociations avec les provinces pour assurer à tous les Canadiens 10 jours de congé de maladie payés par année, dans la foulée de débats aux communes sur la marche à suivre pour poursuivre les travaux parlementaires au cours des prochains mois.

«Personne ne devrait avoir à choisir entre rester à la maison parce qu’il a des symptômes de la COVID-19 ou être en mesure de payer le loyer et l’épicerie. C’est pourquoi nous continuerons les discussions avec les provinces sans délai», a-t-il déclaré en réponse à une demande du Nouveau Parti démocratique (NPD).

Les troupes de Jagmeet Singh exigent que le gouvernement agisse à ce chapitre depuis plusieurs semaines, mais en ont récemment fait une condition à leur appui au plan proposé par les libéraux pour que la Chambre des communes continue de siéger en pleine pandémie.

Le modus operandi d’une séance hebdomadaire en personne et de deux virtuelles, qui était en vigueur, est venu à échéance. Les libéraux ont donc présenté, lundi, une motion proposant un «Parlement hybride» où la Chambre siégerait du lundi au jeudi sous la forme du comité spécial sur la COVID-19. Ainsi, un groupe restreint d'élus serait présent en personne et d'autres députés assisteraient aux séances par vidéoconférence, et ce, jusqu’au 17 juin.

Le gouvernement propose aussi que des sujets autres que ceux touchant la crise sanitaire puissent être abordés. Au-delà du 17 juin, les élus siégeraient à quatre reprises au courant de l’été, avant que les travaux ne reprennent officiellement le 21 septembre.

Les débats en Chambre sur la motion libérale ont débuté lundi, mais le vote ne devrait avoir lieu que dans quelques jours.

Conservateurs et bloquistes ayant déjà signalé qu’ils n’ont pas l’intention de donner leur appui, les libéraux jettent leur dévolu sur un appui du NPD.

Les néo-démocrates posent toutefois deux conditions. Ils demandent au gouvernement de donner suite à son engagement de venir en aide aux personnes ayant un handicap qui sont touchées par la crise de la COVID-19. Ils réclament aussi qu’Ottawa fasse en sorte que tout Canadien puisse avoir droit à 10 jours de congé de maladie payés par année.

Le premier ministre a assuré que son équipe s’affairait à livrer sur ces deux dossiers. Beaucoup d’inconnus demeurent toutefois pour l’heure quant à la façon dont s’articulerait le programme de congés de maladie. Reste à voir qui paierait la note et comment le fédéral s’assurerait d’épauler les provinces sans s’immiscer dans leurs champs de compétence.

«On reconnait qu’on est dans une situation de crise où les entreprises n’ont pas énormément de flexibilité financière. Donc, on s’attend à ce que, pendant cette crise, ce soit le gouvernement ou les gouvernements qui assument une grande partie [des coûts]», s’est avancé M. Trudeau.

De son côté, le premier ministre québécois François Legault a souligné que les discussions avec Ottawa n’en sont qu’à leurs débuts.