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40 matches, la durée de vie moyenne des entraîneurs
© JOHN MACDOUGALL - AFP

40 matches, la durée de vie moyenne des entraîneurs de foot

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Le métier d’entraîneur est un job à risque et hautement instable. En cas de mauvais résultats, le coach est le premier fusible "à sauter". L’Observatoire du football CIES a chiffré la "durée de vie" d’un entraîneur. La moyenne est de 40 matches sur le banc, à peine une saison.

Pour définir ce chiffre, le CIES a analysé les 84 premières divisions du monde entier entre janvier 2015 et décembre 2019.

La situation varie évidemment d’un pays à l’autre. Tout en haut du classement des championnats où il ne fait pas bon entraîner se trouve la Colombie. Sur la période observée (quatre saisons pleines et deux demi-saisons), les clubs ont connu 9,1 coaches en moyenne.

En Belgique, ce chiffre tombe à 4,3. Ce qui représente quand même pratiquement un entraîneur par saison. Notre Pro League se situe entre l’Espagne (4,6), l’Italie (3,9), l’Allemagne (3,8), la Ligue 1 (3,4) et la Premier League (3,2).

L’Allsvenskan suédoise, la Premier League nord irlandaise, la MLS et Úrvalsdeild islandaise sont les compétitions qui misent le plus sur la continuité avec 2,6 entraîneurs.

Calixto Santos, le dévoreur d’entraîneurs

Certains présidents sont réputés pour être des "mangeurs de coaches". Calixto Santos, l’homme fort du Club Real Potosí en Colombie, décroche largement la palme. Il a "consommé"… 20 coaches entre janvier 2015 et décembre 2019. Ses techniciens ne sont restés en moyenne que 11 matches sur le banc.

Au Pegasus FC (Hong Kong) et la JS Kairouanaise (Tunisie), la rotation est encore plus rapide avec des mandats de moins de dix rencontres (9,8). Ce classement par club ne comprend que les équipes qui ont toujours évolué en première division depuis 2015.

Sclessin marmite à entraîneurs et l’inamovible Dury

En Pro League, le Standard et Waasland-Beveren sont les clubs les moins stables. 9 entraîneurs se sont succédé sur les bancs de Sclessin et du Freethiel. Mouscron, Anderlecht, Ostende et Courtrai font à peine mieux avec 7 coaches en cinq ans.

Dans le même temps, le FC Bruges n’a enregistré que 3 T1 (Preudhomme, Leko et Clement). Charleroi s’est contenté de Mazzu et Belhocine. Alors que Zulte-Waregem n’a été dirigé que par un seul homme : Francky Dury, le mage du Gaverbeek.

Une vraie performance quand on constate que seules 27 autres équipes de première division dans le monde qui n’ont pas viré leur technicien.