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Le Palais Brongniart, ancien siège de la Bourse de Paris. (© C. L. Volant)

Le CAC 40 débute la semaine en légère hausse et sans Wall Street

La Bourse de Paris évoluait en légère hausse lundi matin (+0,27%) sur fond de tensions croissantes entre Washington et Pékin alors que la séance devrait être calme en l'absence des marchés actions américains et britannique.

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L'indice CAC 40 avançait de 11,92 points à 4.456,48 points. Vendredi, il a clôturé à l'équilibre (-0,02%).

«Les tensions entre les États-Unis et la Chine s'intensifient sur fond de conflit commercial mais également concernant la nouvelle loi de sécurité que propose de mettre en place le parti chinois à Hong Kong», observe Vincent Boy, analyste marché chez IG France.

«Les volumes devraient être limités aujourd'hui du fait de l’absence des investisseurs américains et britanniques notamment» en raison d'un jour férié, fait observer Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

Des milliers de manifestants ont protesté dimanche à Hong Kong contre un projet de loi chinois sur la sécurité qui vise à interdire la trahison, la sécession, la sédition et la subversion. 

Washington a menacé de prendre des sanctions commerciales si cette mesure était mise en place mais Pékin a demandé dimanche son application «sans le moindre délai».

En outre, le président américain Donald Trump continue également d'accuser la Chine d’être responsable de l'épidémie de coronavirus qui a fait plus de 343.000 morts dans le monde. 

Une coopération internationale sur l'origine du virus

La Chine s'est dite «prête» dimanche à une coopération internationale pour faire la lumière sur l'origine du virus mais le ministre des Affaires étrangères chinois a prévenu qu'une poursuite des tensions entre les deux premières puissances mondiales pouvait conduire à une nouvelle Guerre froide.

«Bien que la Chine reste engagée pour l'instant à réaliser ses promesses d'un accord commercial de phase 1, la prochaine phase des négociations avec les États-Unis sera certainement ombragée par les nouvelles tensions politiques», souligne Ipek Ozkardeskaya, analyste pour Swissquote Bank.

Côté indicateur, le baromètre allemand Ifo sur la confiance des entreprises pour mai, marquant le début de l'assouplissement des restrictions liées au Covid-19, sera au centre de l'attention des investisseurs.

L'institut Destatis a détaillé que la baisse de la consommation des ménages et des investissements des entreprises avait fait plonger l'Allemagne dans la récession au premier trimestre 2020.

«Il faudra un tour de magie congru de la Commission mercredi afin de rassurer (...) sur la vigueur, la puissance et la capacité européenne à fournir, non seulement un plan de relance ambitieux dans une équation alambiquée mais la preuve pour tous d’une réussite collective de qualité», estime Christopher Dembik.

Lagardère soulagé 

Lagardère grimpait de 7,67% à 12,07 euros. La société holding de Bernard Arnault (patron de LVMH), va détenir «environ un quart» du capital de la holding personnelle d'Arnaud Lagardère après une augmentation de capital et des achats de titres, un soutien pour le dirigeant de Lagardère confronté aux attaques du fonds activiste Amber Capital.

Airbus montait de 2,26% à 55,29 euros après le crash d'un Airbus A320 vendredi au Pakistan qui a fait 97 morts.

Korian prenait 0,78% à 31,04 euros alors que les personnels sont appelés à faire grève lundi par les syndicats CGT, FO et SUD pour réclamer notamment le versement de primes et une revalorisation des salaires.

Le secteur du tourisme redressait la tête, galvanisé par la décision du gouvernement d'exonérer de cotisations sociales certaines entreprises sectorielles affectées par les conséquences de l'épidémie de Covid-19. Ainsi, Accor progressait de 3,71% à 22,11 euros, Pierre & Vacances de 2,65% à 17,40 euros et Compagnie des Alpes de 0,52% à 15,40 euros.

Bouygues avançait de 0,81% à 26,01 euros. Le président de l'Arcep s'est étonné samedi de ne pas avoir reçu de demande de la part de Martin Bouygues en faveur d'un nouveau report des enchères de la 5G.

Bolloré cédait 0,48% à 2,50 euros après qu'une filiale du groupe située en République démocratique du Congo a été la cible mi-mai d'une attaque informatique au logiciel de rançon.

Le Revenu, avec AFP