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De gauche à droite : le Congolais Chancel «Mass Bass», la Sahraouie Dighya Mohammed Salem, le Franco-Gambien Waly Saho et la Ouïghoure kazakhe Nassima Shavaeva, à Paris en décembre.
Photo Christophe Maout pour Libération

Une association pour panser l’exil des musiciens

A Paris, l’Atelier des artistes en exil accompagne près de 250 artistes réfugiés, dont une cinquantaine de musiciens. Au-delà de l’aide d’urgence, ce lieu de rencontre et d’échange leur permet peu à peu de reprendre pied dans leur métier.

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Devant un ancien centre d’accueil d’urgence du XIIe arrondissement, une grappe d’hommes tourne en rond en attendant l’ouverture. «Nous traitons en priorité l’urgence : un toit, de quoi subsister, inscrire les enfants à l’école… avant de nous concentrer sur leurs besoins liés à leur pratique artistique, explique Ariel Cypel, un des deux fondateurs de l’Atelier des artistes en exil. Certains arrivent ici complètement effondrés et souvent traumatisés.»

«Des influences mutuelles»

C’est le cas de Dighya Mohammed Salem, chanteuse originaire du Sahara occidental, qui a vécu la majorité de sa vie dans des camps en Algérie avant de se décider à rejoindre la France en 2018. «Elle s’est présentée à nous en grande détresse et a retrouvé son humanité quand elle a commencé à chanter. Ensuite, un groupe s’est créé autour d’elle : un bassiste et un guitariste sahraouis qui la connaissaient, et un percussionniste soudanais qui les a rejoints.» Chanteuse depuis son adolescence dans une famille conservat

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